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vendredi 13 janvier 2012

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires termine l’année en forte baisse


Mais 2011 a encore été marquée par des records de prix
 
12 janvier 2012, Rome - Avec la contraction de l'Indice FAO des prix des produits alimentaires de 2,4 pour cent, soit cinq points, par rapport à novembre, les prix des denrées alimentaires ont fléchi en décembre 2011, a indiqué la FAO aujourd'hui.

A son nouveau niveau de 211 points, l'Indice était inférieur de 11,3 pour cent (27 points) à son pic de février 2011. 

Le recul s'explique par les fortes baisses des cours internationaux des céréales, du sucre et des huiles dues aux récoltes exceptionnelles de 2011, ainsi qu'au ralentissement de la demande et au raffermissement du dollar E.U. La plupart des denrées ont été concernées. 

Toutefois, si les prix ont baissé de façon constante au deuxième semestre 2011, l'Indice avoisinait encore les 228 points en 2011 - la plus haute moyenne depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix des produits alimentaires mondiaux en 1990. Le record précédent de 200 points datait de 2008.

Période d'incertitude

Selon Abdolreza Abbassian, économiste et spécialiste des céréales à la FAO, il est difficile de se prononcer sur l'évolution des prix durant les prochains mois.   

"Les cours internationaux de nombreux produits alimentaires ont baissé ces derniers mois, mais compte tenu du climat d'incertitude lié à l'économie mondiale et aux marchés des devises et de l'énergie, les perspectives sont imprévisibles", souligne M. Abbassian.   

Parmi les denrées principales, ce sont les céréales qui ont enregistré la plus forte baisse des prix, avec l'Indice FAO des prix céréaliers en recul de 4,8 pour cent (218 points) en décembre. Les récoltes record et les meilleures perspectives de l'offre ont vu chuter fortement les prix des principales céréales. Les prix du maïs ont perdu 6 pour cent, ceux du blé 4 pour cent et ceux du riz 3 pour cent. En 2011, l'Indice FAO des prix céréaliers s'établissait en moyenne à 247 points, en hausse de quelque 35 pour cent par rapport à celui de 2010, et le plus élevé depuis les années 70.

Baisse des huiles et des matières grasses 

L'Indice FAO des prix des huiles et graisses s'élevait à 227 points en décembre, en recul de 3 pour cent par rapport à novembre et nettement inférieur au niveau de 264 points d'un an auparavant. Plus importante que prévu, l'offre globale d'huile végétale a entraîné une hausse des stocks (notamment de l'huile de palme et de l'huile de tournesol), qui, associée à une faible demande mondiale de fèves de soja, a fait fléchir les prix.

L'Indice FAO des prix de la viande s'établissait à environ 179 points, en légère baisse par rapport au moins de novembre qui s'explique principalement par la contraction du prix de la viande porcine de 2,2 pour cent et, dans une certaine mesure, de la viande ovine.  En revanche, les prix de la viande de volaille et bovine ont augmenté légèrementA l'échelle annuelle, les prix de la viande en 2011 ont dépassé de 16 pour cent ceux de 2010. 

Produits laitiers généralement en hausse

L'Indice FAO des prix des produits laitiers avoisinait les 202 points, quasiment au même niveau qu'en novembre. L'ensemble des produits laitiers a légèrement progressé, à l'exception du beurre, qui a baissé d'un pour cent. Sur l'année entière, les produits laitiers coûtaient en moyenne 10 pour cent de plus qu'en 2010, avec des hausses particulièrement élevées (+ 17 pour cent) pour le lait écrémé en poudre et la caséine. Des augmentations plus modestes ont été constatées pour les prix du beurre et du lait entier en poudre (+11 pour cent), et du fromage (+ 8 pour cent). 

L'Indice FAO des prix du sucre a fléchi pour le cinquième mois consécutif s'établissant à 327 points en décembre, soit moins 4 pour cent par rapport à  novembre et moins 18 pour cent par rapport à son pic de juillet 2011. La faiblesse de l'Indice ces derniers mois traduit essentiellement les prévisions d'un gros excédent mondial de production durant la prochaine campagne, grâce aux bonnes récoltes en Inde, dans l'Union européenne, en Thaïlande et en Fédération de Russie. 

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FAO | Viale delle Terme di Caracalla, 00153 Rome, Italie | (+39) 06 570 53625 | www.fao.org
 

mardi 26 juillet 2011

Sécheresse dans la Corne de l’Afrique: Réaction d’Oxfam suite à la reunion d’urgence à la FAO

A la demande du gouvernement français, actuellement Président du G20, une réunion d’urgence s’est tenue ce matin à l’organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) afin de mobiliser la communauté internationale autour de la crise qui frappe actuellement la Corne de l’Afrique. 
Pour Luc Lamprière, d’Oxfam France : « Pour le moment, seule une poignée de gouvernements des pays développés se sont montrés prêts à s’impliquer pour sauver les vies des plus pauvres et des plus vulnérables en Afrique de l’Est. Il reste encore deux mois avant l’arrivée des premières pluies et la situation est déjà désespérée. Le moment est crucial : la communauté internationale doit impérativement combler les 900 millions de dollars manquants pour l’aide d’urgence. Il ne reste que deux jours avant la réunion de Nairobi sur les financements pour la crise. La France et les pays, qui ont pris des engagements limités, doivent arriver à cette conférence avec des annonces additionnelles ».
«  De crise en crise, les donateurs et gouvernements des pays riches sont visiblement frappés d’amnésie collective. Les bailleurs doivent briser le cycle actuel de réponse d’urgence d’une crise à l’autre, sans qu’aucun problème structurel n’ait été résolu. Tous savaient qu’une telle catastrophe pouvait être évitée. La communauté international doit traiter des problèmes de fond qui maintiennent des populations dans des situations de vulnérabilités extrêmes. La réunion de ce matin n’était qu’une première étape et montre le chemin qu’il reste à parcourir autant que les limites des travaux actuels du G20 . »
« Pendant le G20 agricole, nous n’avons rien entendu sur la mise en place de réserves alimentaires à la fois pour répondre aux urgence, mais également participer à la régulation des prix mondiaux. Dans la situation actuelle, avec des stocks de réserves très faibles, le G20 ne doit pas avoir le choix. A la lumière de cette crise, oxfam France demande au gouvernement français de reprendre l’agenda du G20 tant qu’il en est encore temps. Réparer le système alimentaire défaillant impose des décisions rapides et fortes, notamment : investir dans la petite agriculture paysanne afin de la rendre plus résiliente, contrôler la volatilité des prix et assurer un accord ambitieux sur le climat au cours de l’année. »

vendredi 17 juin 2011

Les prix agricoles resteront élevés sur 2011-2020

PARIS (Reuters) - Les prix des produits agricoles de base devraient rester plus élevés sur 2011-2020 que lors de la précédente décennie mais moins qu'en 2010-2011, selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'OCDE publié vendredi.
Pour expliquer cette tendance, les auteurs citent la demande soutenue pour les produits alimentaires et les biocarburants ainsi que les répercussions des hausses des prix de l'énergie.
Les prix alimentaires mondiaux ont atteint des records cette année, sous l'effet principalement des mauvaises conditions climatiques, rappelant la période 2007-2008 lors de laquelle des émeutes avaient éclaté en Egypte, à Haïti ou au Cameroun.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui préside le G20, souhaite imposer de nouvelles règles pour réduire la spéculation, qu'il considère être à l'origine des hausses de prix qui ont atteint près de 40% sur les 12 derniers mois.
Les ministres de l'Agriculture du G20 se réunissent à Paris la semaine prochaine.
"Les prix des produits de base ne devraient pas se maintenir au niveau élevé atteint début 2011, mais les projections font état, en termes réels, d'une moyenne supérieure à celle de la décennie précédente", lit-on dans le rapport publié vendredi.
L'étude fait état d'une moyenne supérieure de 20% pour les céréales (maïs) et jusqu'à 30% pour la viande (volaille) sur la période 2011-2020.
D'après les auteurs, la production agricole mondiale va augmenter de 1.7% par an en moyenne contre 2.6% au cours de la décennie précédente.
Le ralentissement devrait toucher la plupart des cultures, notamment les oléagineux et les céréales secondaires. Dans le secteur de l'élevage, l'évolution devrait rester proche des tendances récentes.
"La production par habitant devrait quant à elle continuer de progresser de 0.7% par an", lit-on dans le rapport.
Les auteurs soulignent que "lorsque les prix restent élevés pendant longtemps, il peut être plus difficile de répondre aux objectifs mondiaux de sécurité alimentaire et les consommateurs pauvres sont dès lors plus exposés au risque de malnutrition".
Ils estiment nécessaire d'instaurer des mesures à court terme pour aider à gérer et à atténuer les risques associés à la volatilité, et d'investir d'avantage pour améliorer la productivité et la résistance du système agricole et alimentaire mondial.
"Les conséquences des prix élevés et volatils sur l'insécurité alimentaire sont devenues un enjeu central pour le G20 et de nouvelles propositions d'action seront à prendre en considération lors de la réunion des ministres de l'Agriculture du G20 en Juin 2011", ajoutent-ils.