- D'autre part, selon la récente étude sur la sécurité alimentaire et les modes de vies dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince (FEWS NET/CNSA, Juin 2009), les ménages très pauvres ne consomment que 1995 kilocalories par personne et par jour, soit 95 pour cent du minimum requis (2100). Aussi, pour ces ménages, l'éducation représente la deuxième plus grande source des dépenses après les aliments. De ce fait, à chaque fois qu'un ménage très pauvre dans les bidonvilles de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince décide d'envoyer ses enfants à l'école, il doit dépenser sept pour cent de ses revenus, proportion qui aurait pu améliorer sa ration alimentaire quotidienne. En outre, s'il devait garantir à ses enfants la même qualité d'éducation que le ménage mieux loti de ces mêmes bidonvilles, il devrait réduire de plus de 60 pour cent sa consommation alimentaire. D'où le dilemme du ménage très pauvre: faut-il éduquer les enfants ou augmenter/améliorer l'alimentation du ménage?
Production, famines, crises alimentaires dans le monde, épidémies et les problèmes de santé publique sur les populations.
vendredi 9 octobre 2009
Les coûts liés à la scolarisation constituent une source d'insécurité alimentaire
dimanche 4 octobre 2009
Haiti : les victimes d'insécurité alimentaire
Le nombre de personnes victimes d'insécurité alimentaire en Haiti est passé de 2.4 millions en 2008 à 1.9 million en 2009, a annoncé le Bureau de la représentation de la FAO en Haïti dans un communiqué.
Selon ces nouveaux chiffres, Haiti représente 1.8 % du taux global du nombre de personnes victimes d'insécurité alimentaire dans le monde qui s'élève aujourd'hui à 105 millions. En 2009, on compte 1.02 milliard de personnes souffrant de la faim à travers le monde. Selon ce rapport, presque un sixième de l'humanité est victime de sous-alimentation.Quant à Haiti, « Cette réduction de l'insécurité alimentaire est d'autant plus remarquable que le pays a par ailleurs subi les effets dévastateurs de quatre ouragans successifs au cours de la saison cyclonique 2008 », lit-on dans le communiqué.
Ainsi, poursuit le texte, il est donc prouvé même en temps de crise, qu'il est possible de soustraire les personnes les plus vulnérables aux pires effets de la faim et de la malnutrition. D'où le thème choisi cette année pour commémorer la journée mondiale de l'alimentation (16 octobre) et la semaine mondiale de l'alimentation (12 au 16 octobre) : « Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise ».
Pour protéger les plus vulnerables, le Fonds alimentaire mondial (FAO) recommande aux Gouvernements de déployer auprès de ces gens leurs filets de sécurité sociale; les programmes sociaux en faveurs de ceux qui ont faim doivent être soigneusement adaptés aux circonstances; les programmes de protection sociale fondés sur les activités productives doivent être renforcés et enfin les programmes alimentaires devraient s'efforcer de maintenir et d'améliorer la diversité du régime alimentaire pour les enfants et autres groupes vulnérables.
Investir dans l'agriculture est tout aussi important dans la lutte pour la réduction du nombre de personnes souffrant de la faim. En effet, selon les estimations de la FAO, l'agriculture des pays pauvres a besoin d'investissements de 30 milliards de dollar par an sous forme d'aide aux agriculteurs. Ce niveau d'investissement est nécessaire pour atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation en 1996 à savoir « Réduire de moitie le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici 2015 ».
En dernier lieu, la FAO appelle les gouvernements et les citoyens à travailler ensemble pour que la faim soit reconnue comme un problème critique à résoudre.
vendredi 2 octobre 2009
Au Guatemala, la sécheresse et la famine tuent en silence
Le président Colom a déclaré l’état d’urgence nationale après la mort de 500 personnes, dont 54 enfants. Le pays affronte la pire sécheresse depuis trente ansCette année au Guatemala, ce ne sont pas les ouragans et les pluies diluviennes qui ont détruit les récoltes, mais le soleil et la chaleur, un effet meurtrier du Niño, ce courant chaud qui court le long des côtes pacifiques. La sécheresse touche l’ensemble du Guatemala mais, dans sept départements, 90 % des cultures de maïs et de haricots noirs ont séché sur pied.
Le manque d’eau affecte les communautés indiennes et paysannes qui vivent dans ce que l’on appelle le « couloir sec » qui s’étend le long de la frontière Nord du pays et qui descend pratiquement jusqu’à la capitale, englobant la région du Quiché, où habite le peuple indien du même nom. Le ministre de la santé a déclaré que 462 personnes dont 54 enfants sont mortes de faim et que 120 000 familles se trouvent en situation critique.
La crise a obligé le président du Guatemala, Alvaro Colom, à déclarer l’état d’urgence nationale pour permettre au gouvernement d’acheter des aliments en évitant les arcanes bureaucratiques de l’appel d’offres. Les finances guatémaltèques sont au plus mal, et Alvaro Colom a dû lancer un appel à la communauté internationale pour obtenir 100 millions de dollars (68 millions d’euros).
L’Europe a promis 15 millions d’euros. Olivier Schutter, le responsable du Programme alimentaire mondial de l’ONU, est très inquiet car l’organisme d’aide alimentaire est en train de distribuer les dernières tonnes de galettes nutritives qui lui restent. Ses critiques visent le gouvernement d’Alvaro Colom mais surtout le Congrès qui fait obstacle aux réformes dont le Guatemala aurait besoin pour affronter les crises alimentaires. Contrairement aux promesses, les autorités n’ont pas augmenté les capacités productives du pays qui ne dispose pas de réserves stratégiques de céréales.
7 millions d'habitants souffrent de carences alimentaires
Un Guatémaltèque sur deux (52 %), soit environ 7 millions d’habitants, souffre de carences alimentaires. Cette population, majoritairement indigène, se nourrit de maïs et de haricots noirs, mais ne mange pratiquement pas d’œufs ni de viande.
Le déficit en protéine est tel que 49 % des enfants de moins de 5 ans sont aussi dénutris qu’à Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique. Pour attaquer le problème de la pauvreté, Alvaro Colom, le premier président progressiste du Guatemala en 50 ans, a lancé le programme « Mi familia progresa » (Ma famille progresse) qui fournit une allocation familiale de 38 dollars (26 €) par mois aux mères qui envoient leurs enfants à l’école, mais cette somme est loin d’être suffisante pour enrayer la dénutrition.
Les communautés catholiques et évangéliques se sont associées pour faire un front contre la famine et faire parvenir nourritures et médicaments aux hôpitaux des régions les plus touchées par la sécheresse. La FAO, agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, a commencé un travail de fond avec 90 000 familles du « couloir sec » pour améliorer les cultures, récupérer sources et rivières et construire des réservoirs d’eau « afin d’éviter que la famine ne se nourrisse de la vie des plus pauvres ».
La crise économique mondiale, le prix élevé des aliments et la chute des envois d’argent des travailleurs émigrés aggravent considérablement la situation. Cette catastrophe met en relief les terribles inégalités sociales du pays. La réforme agraire que voulait mettre en œuvre le président Jacobo Arbentz, renversé par les militaires en 1954, est sans cesse repoussée par la poignée de grands propriétaires qui possèdent 65 % des terres irriguées du Guatemala.
La croix>22/09/2009
Patrice GOUY, à Mexico
23 millions de personnes menacées par la disette en Afrique de l'Est

Plus de 23 millions de personnes sont menacées par la disette et la pauvreté en Afrique de l'Est, touchée par la crise la plus grave depuis une décennie, a averti l'organisation humanitaire Oxfam qui lance un appel de fonds pour quelque 10 millions d'euros.
Une vague de sécheresse qui sévit depuis cinq ans dans sept pays africains est la cause de grandes souffrances exacerbées par le niveau élevé des prix alimentaires et les conflits armés, a souligné Oxfam dans un communiqué.
«Les pluies sont de plus en plus imprévisibles et rares en Afrique de l'Est tandis que les saisons des pluies se raccourcissent à cause de l'influence grandissante du changement climatique», a souligné le directeur régional d'Oxfam, Paul Smith Lomas.
3,8 millions de Kenyans - un dixième de la population - a besoin d'une aide d'urgence après la pire sécheresse depuis une décennie et un bond des prix alimentaires qui sont 180% plus élevés que leur niveau moyen, selon l'organisation.
En Ethiopie, 13,7 millions de personnes risquent la famine, et deux millions de personnes ont besoin de secours en Ouganda. La Somalie, en prise aux conflits armés, fait face à la crise humanitaire la plus grave depuis 1991 avec 3,8 millions de personnes affectées.
Au début du mois, la fédération internationale de la Croix rouge et ses organisation affiliées avaient lancé un appel urgent pour venir en aide à quelque 10 millions de Kenyans touchés par la sécheresse.
(Source AFP)
lundi 21 septembre 2009
Etrangerencontre-infos

Edition Parisienne - Jeunesse d’ici et d’ailleurs, même crise, même combat ! Ce soir sur Radio Fréquences Paris Plurielle et Jeudi à Paris...
Cet été, à Lomé, au Togo, petit pays du pré-carré français en Afrique, laboratoire de la Françafrique, s'est tenu une sorte de forum social de la jeunesse pas comme les autres.
Réunissant pendant une semaine plus de 500 jeunes, venus de 14 pays d'Europe et d'Afrique, une des particularités de ce forum est de n'avoir reçu aucun financement externe.
Avec un budget de seulement 1600 euros, 500 jeunes se sont réunis, en autofinancement donc, pour proposer des alternatives, échanger leurs expériences de luttes
dans leurs pays respectifs et faire tomber un certain nombre de barrières qui sévissent habituellement dans les rapports entre européens et africains.

Consommation des plats locaux, accueil chez les habitants d'un quartier populaire de Lomé, qui accueillait d'ailleurs la rencontre sur une de ses nombreuses places publiques, débats en langues nationales, et traduites en français. Tout au long du forum, préparé à distance, par Internet, tout au long de l'année, se sont tenus des formations aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication : ateliers vidéos, photos, radios, journaux, formations, etc...
De nombreuses activités culturelles (théâtres, concerts, etc...) venaient enrichir les débats politiques, et toutes nos réflexions autour des formes existantes de luttes, et à développer pour une meilleure organisation de la jeunesse consciente...
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Quelle est donc cette jeunesse qui rejette les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?
Qui appelle à la libération d'un camarade nigérien emprisonné, car il défend la démocratie dans son pays !
Qui interpelle les jeunes du monde entier sur leurs responsabilités, plutôt que de s'adresser aux gouvernants ?
En attendant l'édition de l'été 2010 qui se tiendra, si la situation politique et militaire le permet, en Guinée Conakry,
nous vous proposons deux occasions de faire connaissance, ou de mieux connaitre l'étrange rencontre :
- Aujourd'hui, lundi 21 septembre, à partir de 17h30 sur internet, en direct de l'émission Paris Françafrique, sur http://www.rfpp.net
à écouter aussi en FM en région parisienne sur 106.3
- Jeudi 24 septembre, à partir de 19h*, à la Maison des Associations du 3ème, lors d'un jeudi africain de l'association Survie Paris...
(Métro Temple ou République - 5 rue pérée - Paris 3e)
*La soirée commencera par deux petits films sur les précédentes émissions de l'étrange rencontre, et sera suivi d'un débat avec le public et de nombreux participants à l'étrange rencontre...