vendredi 2 octobre 2009

23 millions de personnes menacées par la disette en Afrique de l'Est

Plus de 23 millions de personnes sont menacées par la disette et la pauvreté en Afrique de l'Est, touchée par la crise la plus grave depuis une décennie, a averti l'organisation humanitaire Oxfam qui lance un appel de fonds pour quelque 10 millions d'euros.

Une vague de sécheresse qui sévit depuis cinq ans dans sept pays africains est la cause de grandes souffrances exacerbées par le niveau élevé des prix alimentaires et les conflits armés, a souligné Oxfam dans un communiqué.

«Les pluies sont de plus en plus imprévisibles et rares en Afrique de l'Est tandis que les saisons des pluies se raccourcissent à cause de l'influence grandissante du changement climatique», a souligné le directeur régional d'Oxfam, Paul Smith Lomas.

3,8 millions de Kenyans - un dixième de la population - a besoin d'une aide d'urgence après la pire sécheresse depuis une décennie et un bond des prix alimentaires qui sont 180% plus élevés que leur niveau moyen, selon l'organisation.

En Ethiopie, 13,7 millions de personnes risquent la famine, et deux millions de personnes ont besoin de secours en Ouganda. La Somalie, en prise aux conflits armés, fait face à la crise humanitaire la plus grave depuis 1991 avec 3,8 millions de personnes affectées.

Au début du mois, la fédération internationale de la Croix rouge et ses organisation affiliées avaient lancé un appel urgent pour venir en aide à quelque 10 millions de Kenyans touchés par la sécheresse.

(Source AFP)

lundi 21 septembre 2009

Etrangerencontre-infos



Edition Parisienne - Jeunesse d’ici et d’ailleurs, même crise, même combat ! Ce soir sur Radio Fréquences Paris Plurielle et Jeudi à Paris...

Cet été, à Lomé, au Togo, petit pays du pré-carré français en Afrique, laboratoire de la Françafrique, s'est tenu une sorte de forum social de la jeunesse pas comme les autres.

Réunissant pendant une semaine plus de 500 jeunes, venus de 14 pays d'Europe et d'Afrique, une des particularités de ce forum est de n'avoir reçu aucun financement externe.

Avec un budget de seulement 1600 euros, 500 jeunes se sont réunis, en autofinancement donc, pour proposer des alternatives, échanger leurs expériences de luttes
dans leurs pays respectifs et faire tomber un certain nombre de barrières qui sévissent habituellement dans les rapports entre européens et africains.



Consommation des plats locaux, accueil chez les habitants d'un quartier populaire de Lomé, qui accueillait d'ailleurs la rencontre sur une de ses nombreuses places publiques, débats en langues nationales, et traduites en français. Tout au long du forum, préparé à distance, par Internet, tout au long de l'année, se sont tenus des formations aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication : ateliers vidéos, photos, radios, journaux, formations, etc...

De nombreuses activités culturelles (théâtres, concerts, etc...) venaient enrichir les débats politiques, et toutes nos réflexions autour des formes existantes de luttes, et à développer pour une meilleure organisation de la jeunesse consciente...

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Quelle est donc cette jeunesse qui rejette les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?
Qui appelle à la libération d'un camarade nigérien emprisonné, car il défend la démocratie dans son pays !
Qui interpelle les jeunes du monde entier sur leurs responsabilités, plutôt que de s'adresser aux gouvernants ?

En attendant l'édition de l'été 2010 qui se tiendra, si la situation politique et militaire le permet, en Guinée Conakry,
nous vous proposons deux occasions de faire connaissance, ou de mieux connaitre l'étrange rencontre :

- Aujourd'hui, lundi 21 septembre, à partir de 17h30 sur internet, en direct de l'émission Paris Françafrique, sur http://www.rfpp.net
à écouter aussi en FM en région parisienne sur 106.3

- Jeudi 24 septembre, à partir de 19h*, à la Maison des Associations du 3ème, lors d'un jeudi africain de l'association Survie Paris...
(Métro Temple ou République - 5 rue pérée - Paris 3e)


*La soirée commencera par deux petits films sur les précédentes émissions de l'étrange rencontre, et sera suivi d'un débat avec le public et de nombreux participants à l'étrange rencontre...

lundi 14 septembre 2009

Hortefeux démission

Tu es jeune ou tu es vieux, tu es un homme ou une femme, tu veux assainir le paysage politique français, fais un geste de salubrité pour ton pays, signe la pétition et n'oublie pas de la faire signer par ta famille.

PETITION

lundi 7 septembre 2009

«Il faut relever le défi de la sécurité alimentaire»


Ce processus, selon le président Bouteflika, est déjà entamé, et ce, à travers «des mesures arrêtées en février dernier au bénéfice de ce secteur, qu’il s’agisse de l’effacement de la dette des agriculteurs et éleveurs» pour plus de 40 milliards de dinars ou qu’il s’agisse de multiples encouragements à la production agricole et à l’élevage, d’un coût annuel de 200 milliards de dinars. Les bons résultats des moissons de cette année, selon le chef de l’Etat, «nous encouragent à poursuivre dans cette voie et à apporter tout le soutien public requis notamment aux productions stratégiques telles que les céréales, le lait, et les viandes», notant que «les conditions sont réunies pour engager un développement structurel à même d’asseoir les fondements d’une croissance agricole soutenue et un développement durable du monde rural». Profitant de l’occasion, le président de la République n’a pas manqué d’instruire le premier responsable du secteur de l’agriculture et du développement rural sur «la nécessaire et totale mobilisation des compétences des universités pour mettre leur savoir-faire au service du développement de l’agriculture». En effet, pour le Président, «le développement ne peut être durable que s’il touche toutes les zones sans exclusion», en insistant sur l’intérêt qu’il convient d’accorder à la formation et à l’implication des jeunes dans les économies du développement durable. «C’est en changeant l’image du monde rural, en développant les techniques et les technologies modernes et en assurant une formation continue que les jeunes s’impliqueront davantage dans le monde rural, participeront à son développement et l’apprécieront comme étant synonyme de progrès, d’avenir et de potentialités à découvrir et à valoriser», a-t-il fait savoir. Le chef de l’Etat a, par la même occasion, instruit le gouvernement à consolider un ensemble de mesures destinées à concourir au renouveau agricole, notamment, par la finalisation du dispositif juridique encadrant l’exploitation des terres du domaine privé de l’Etat, avec la loi sur la concession agricole. «Ce texte devra compléter la loi d’orientation agricole, stabiliser l’exploitation du foncier agricole propriété de l’Etat, et sécuriser l’agriculteur dans le cadre d’une concession claire», a-t-il indiqué. Le président de la République a également appelé au renforcement des espaces de concertation et de coordination avec les agriculteurs et les éleveurs, notamment dans le cadre des chambres régionales et nationale de l’agriculture et les autres partenaires sociaux. Pour clore son intervention, le chef de l’état a appelé à la dynamisation de la formation dans les filières agricoles, afin de mieux encadrer les travailleurs de la terre et les éleveurs, moderniser leurs techniques agraires et pastorales, économiser l’eau, et augmenter les rendements. Pour le président Bouteflika, «en offrant des opportunités de création de revenus et d’emplois, le programme de renouveau rural vient compléter les importants efforts investis par l’Etat dans les différents segments du développement humain à travers le monde rural, qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, du logement, ou de l’accès à l’énergie, autant d’efforts qui vont dans le sens d’une réduction sensible de l’exode rural vers les villes». Synthèse Raouf Az.


08-09-2009
Synthèse Raouf Az.

mardi 11 août 2009

Afrique : trop chers, les produits alimentaires restent dans les rayons



Les Africains des régions urbaines sont de plus en plus nombreux à rencontrer des difficultés grandissantes à se nourrir, a averti la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). « Certains pays d’Afrique sont toujours aux prises avec la crise et les pénuries alimentaires », selon Adam Elhiraika, économiste au sein de la CEA. « On voit qu’il y a [une] crise lorsqu’on n’a pas assez de revenus pour acheter les vivres dont on a besoin ».

« On a moins de pouvoir d’achat. On a encore aussi des pénuries alimentaires car nombre de pays d’Afrique ne sont pas en mesure de répondre à la demande », a expliqué à IRIN M. Elhiraika, coordinateur de l’équipe qui a rédigé l’édition 2009 du rapport économique de la CEA sur l’Afrique, à Addis-Abeba.

Publie le 28 mai, ce rapport, préparé par la CEA de concert avec l’Union africaine, est une évaluation de la performance économique du continent en 2008. Il aborde également les perspectives pour 2009.

« Dans de nombreux pays, les populations urbaines voient des produits alimentaires dans les rayons des magasins, mais elles n’ont pas les moyens d’en acheter », pouvait-on lire dans le rapport. Citant l’exemple du Liberia et de la Guinée, les auteurs ont également expliqué que les gouvernements de ces pays luttaient pour importer assez de vivres pour nourrir leurs populations.

« A Djibouti, les éleveurs sont en train de découvrir que la vente de leur bétail, moyen de subsistance essentiel, ne leur permet d’acheter que peu de céréales sur le marché, tandis qu’au Mozambique et en Ouganda, les agriculteurs des régions rurales n’ont guère les moyens d’acheter les semences et les engrais dont ils ont besoin pour cultiver les vivres de leurs familles, et encore moins pour tirer parti du prix élevé des vivres en dégageant des profits », selon le rapport.

En Afrique, le prix des denrées alimentaires risque d’augmenter au cours des 10 prochaines années, bien qu’une baisse soit prévue en 2009 et 2010, à mesure que la hausse des prix provoquée par la récession mondiale influera sur l’offre et la demande.

« L’Afrique est une des régions les plus touchées par la hausse du prix des vivres », a noté la CEA. « Les prix des vivres ont culminé en juin 2008, avant de diminuer de plus de 50 pour cent, en moyenne, au cours de la deuxième moitié de l’année. A la fin de l’année 2008, ils se trouvaient au même niveau qu’en 2005, tout en restant bien plus élevés qu’en 2000 ».

D’après le rapport, la baisse des prix pratiqués sur le marché mondial s’est lentement répercutée sur les prix pratiqués à l’échelle nationale, dans bon nombre de pays en voie de développement.

« Il y a tout de même des pénuries alimentaires dans beaucoup de pays d’Afrique en raison de la sécheresse et des conflits », a indiqué M. Elhiraika.
Pour pouvoir éviter les conséquences de la crise, les populations d’un grand nombre de pays, notamment les pays d’Afrique de l’Est, ont besoin de recevoir une aide d’urgence.

« La crise alimentaire récente et la famine qui semble imminente menacent la stabilité politique et sociale, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest, et dans les pays en situation de conflit », ont averti les auteurs du rapport.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix des vivres demeurent élevés dans bon nombre de pays en voie de développement et l’accès des populations pauvres aux vivres reste menacé par la perte d’emploi et de revenus, ainsi que d’autres conséquences de la crise économique mondiale.

Toutefois, dans l’édition du 4 juin de Perspectives de l’alimentation, la FAO a noté que l’approvisionnement mondial en vivres paraissait moins vulnérable aux chocs que pendant la crise alimentaire de 2008.

« En dépit de la hausse considérable observée ces dernières semaines, les prix internationaux d’une majorité de produits agricoles ont baissé en 2009 par rapport aux sommets atteints en 2008, signe qu’un grand nombre de marchés sont en train de retrouver lentement leur équilibre », pouvait-on lire dans le bulletin.

L’amélioration a été observée, en grande partie, dans le domaine de la production céréalière (secteur critique pour la sécurité alimentaire), la production record de 2008 ayant dépassé les prévisions initiales. Cette récolte exceptionnelle a également facilité le réapprovisionnement des réserves mondiales, reconstituées au niveau où elles se trouvaient avant la crise.

IRIN, 22 juin 2009