lundi 7 septembre 2009

«Il faut relever le défi de la sécurité alimentaire»


Ce processus, selon le président Bouteflika, est déjà entamé, et ce, à travers «des mesures arrêtées en février dernier au bénéfice de ce secteur, qu’il s’agisse de l’effacement de la dette des agriculteurs et éleveurs» pour plus de 40 milliards de dinars ou qu’il s’agisse de multiples encouragements à la production agricole et à l’élevage, d’un coût annuel de 200 milliards de dinars. Les bons résultats des moissons de cette année, selon le chef de l’Etat, «nous encouragent à poursuivre dans cette voie et à apporter tout le soutien public requis notamment aux productions stratégiques telles que les céréales, le lait, et les viandes», notant que «les conditions sont réunies pour engager un développement structurel à même d’asseoir les fondements d’une croissance agricole soutenue et un développement durable du monde rural». Profitant de l’occasion, le président de la République n’a pas manqué d’instruire le premier responsable du secteur de l’agriculture et du développement rural sur «la nécessaire et totale mobilisation des compétences des universités pour mettre leur savoir-faire au service du développement de l’agriculture». En effet, pour le Président, «le développement ne peut être durable que s’il touche toutes les zones sans exclusion», en insistant sur l’intérêt qu’il convient d’accorder à la formation et à l’implication des jeunes dans les économies du développement durable. «C’est en changeant l’image du monde rural, en développant les techniques et les technologies modernes et en assurant une formation continue que les jeunes s’impliqueront davantage dans le monde rural, participeront à son développement et l’apprécieront comme étant synonyme de progrès, d’avenir et de potentialités à découvrir et à valoriser», a-t-il fait savoir. Le chef de l’Etat a, par la même occasion, instruit le gouvernement à consolider un ensemble de mesures destinées à concourir au renouveau agricole, notamment, par la finalisation du dispositif juridique encadrant l’exploitation des terres du domaine privé de l’Etat, avec la loi sur la concession agricole. «Ce texte devra compléter la loi d’orientation agricole, stabiliser l’exploitation du foncier agricole propriété de l’Etat, et sécuriser l’agriculteur dans le cadre d’une concession claire», a-t-il indiqué. Le président de la République a également appelé au renforcement des espaces de concertation et de coordination avec les agriculteurs et les éleveurs, notamment dans le cadre des chambres régionales et nationale de l’agriculture et les autres partenaires sociaux. Pour clore son intervention, le chef de l’état a appelé à la dynamisation de la formation dans les filières agricoles, afin de mieux encadrer les travailleurs de la terre et les éleveurs, moderniser leurs techniques agraires et pastorales, économiser l’eau, et augmenter les rendements. Pour le président Bouteflika, «en offrant des opportunités de création de revenus et d’emplois, le programme de renouveau rural vient compléter les importants efforts investis par l’Etat dans les différents segments du développement humain à travers le monde rural, qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, du logement, ou de l’accès à l’énergie, autant d’efforts qui vont dans le sens d’une réduction sensible de l’exode rural vers les villes». Synthèse Raouf Az.


08-09-2009
Synthèse Raouf Az.

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